.:. It's Cloudy Now .:.

.:. It's Cloudy Now .:.
[(It's getting Cloudy Now. )]



Il y avait ce coeur qui battait comme un tambour ancien, et cet esprit qui sussurait et posait encore trop de question à l'âme pour la laisser demeurrer tranquille. Il y avait cette boule de conscience, pétrie par les âges, qui tentait de ne pas perdre cohésion en se disant qu'un jour cela passerait bien.
Il y avait cette musique enivrante qui éblouis tes oreilles avec des feux d'artifices sonnores et ce pétard au goût d'alcool sucré qui arrache tes tripes pour en faire des volutes de fumées. Il y avait ces moments d'oublis, qui ne sont pas forcément ceux auxquels on pense en premier lieu. Ces transes, où les yeux ne servent plus à rien car on voit bien au delà.

Il y avait ces morceaux où l'électronique rejoint l'ancien, où les temps se confondent et où les cervelles disjonctent. Toujours cet ecclectisme massif, et rien ne sert d'y faire genre. Il y a des souvenirs qui se sont enfuis, dérobés par la nuit, car c'est le sacrifice à payer si l'ont veut rester en son sein et s'en déliter la pensée.
Il y avait ce train Arles Montélimar, qui est passé comme une seconde dans ma vie. Inutile et pourtant nécessaire. Il y avait cette arrivée. Cette revoyure de Luciole rayée innatendue. Ces chansons qui m'arrachaient l'âme. Ces gens qui me redonnaient tout.

Il y a ce sac poubelle jeté dans la mer. Ce qu'il contient vit encore, mais plus pour trés longtemps. L'oubli n'est pas une demie mort, c'est une condamnation au néant. Il y avait des myriades dans mes yeux. Un peu de magie fugace.




Il y avait une aire d'autoroute et un soleil qui se levait.
Des cigarettes qui se consummaient sur un rebord de fenêtre.
Une sculpture en peaux de babybel. Un violon qui s'enfuit.
Une gratte qui s'aditionne. Une soirée pépère. Du sel par terre.
Des flammes et des crêpes. Et ce tronçon de route blanc et immaculé.
Un chat au téléphone, je crois. Et puis des petites perles de couleur.
Des livres à profusion. Des revoyures innatendues.
Et tant d'autres...

Je ne raconte pas mes vacances.
Je fais le point sur les étoiles.
# Posté le mardi 02 janvier 2007 05:09
Modifié le mardi 02 janvier 2007 07:56

No more Wings in our back.

No more Wings in our back.
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Il y en a qui le soufflent. D'autres qui le crient. D'autres qui le gardent en silence dans une petite bulle nacrée, qui s'évapore puis renaît, au fond de notre âme. Certains ne le voient même pas. Chacun son truc. L'art et la manière. Notre façon de nous extirper en nous plongeant dans autre chose. C'est paradoxal. Y'en a qui son concupiscents et qui crèvent en nous voyant. En voyant cet art qui peut être aussi beau que létal.

Ca n'est pas quelque chose qui vient comme ça. Ca se construit. Au début, je nous revois très bien, quand on a commencé à connaître l'appel de la route. Une tartine de pointillés blancs. On se laissait traîner comme des poupées au sourire trop franc, trop acéré pour être anodin. En fait on savait, et on a toujours su. On savait où on allait, on savait ce qu'on faisait, on suivait cet appel dément, cette envie d'infini et la volonté acariâtre de trouver enfin un exutoire. C'est peut-être pour ça que parfois on fait peur. Avec nos cheveux qui flottent, nos étoffes qui volent et ce truc, comme un grand courant d'air froid quand on passe. Comme des ombres. Un reflet givrant sur le sol. Un sourire qui rappelle trop un scalpel. Une lame.

Mais il n'y a pas que ça. Quand on a décidé d'hanter les lieux des norms, on a aussi voulu en découvrir d'autres. Alors on est partis, avec nos jambes et un ou deux sacs. On a découvert des maisons tordues, des ciels effondrés, que le monde pouvait lui aussi baisser les bras et tout renvoyer bouler comme on savait si bien le faire, avec notre impertinence naturelle, parce que c'est ainsi que nous sommes faits. Peu à peu on s'est détendus. On a lâché nos poudres et nos potions, fait taire nos charmes parce qu'il n'est vraiment d'invisible que ce qui s'est dissocié du monde. Et dissociés du monde, nous ne l'étions pas. Juste au rebord. A la frontière. Toujours sur cette ligne ténue. C'est là que nous nous sommes trouvés.

A force de marcher, à force de délier nos langues dans la fatigue et l'ivresse, on a finit par atteindre des sommets plus hauts. Jeter nos paroles à la face du monde et les voir retomber, puis les lires comme des oracles brisés. Nos ombres sont devenus ondulantes, et pour ceux qui savent voir, nous sommes devenus plus accueillants, plus ouverts. Des étincelles dans les yeux, toujours, et ces pics acérés loin, loin à l'intérieur, qui ne partiront pas, car nous les savons comme notre croix et notre défense la plus imparable. Au fond, on ne s'est jamais sentis plus qu'eux. Car on savait qu'ils auraient des choses que jamais nous ne pourrions attendre. Eux auraient la stabilité. Le confort de la norme. La finalité des pensées. Le silence des questions vaines et la vacuité si confortable. C'est comme ça qu'on s'est ouvert. On a encore trouvé d'autres lieux. Autant dans ce monde-ci que dans l'autre, et on les y a parfois invités. On a chanté pour eux. On leur a livré un peu de la magie que nous avons. Même si ils ne peuvent pas vraiment la posséder, juste l'admirer.

C'est comme ça qu'on est devenu des danseurs, des chanteurs et des musiciens de différence. Tous à notre manière, des artistes. Des fileurs de magie, parce qu'il n'y a que ce mot qui soit sacré à notre oreille : magie. C'est comme ça qu'on a trouvé notre Art de Rue. Et qu'on continue à arpenter les routes du monde, on se tapant le coude et en fixant quelque chose que personne ne peut voir, mais que nous, nous voyons. En laissant derrière nous des traces que les fées suivent et remontent, en faisant venir à nous l'eau et la forêt. En faisant revenir ce que tout le monde a cru perdu. Les anciens dieux, et les créatures de seuils.

On a apprit à danser sous les étoiles pour les autres et pour nous même. A laisser nos soupirs devenir des arabesques dans la nuit, à chanter pour changer le monde, pour pousser par de la les frontière, l'âme, et le corps aussi. On n'en est pas devenus inoffensifs, loin de là, et parfois, lorsqu'on retrouve un norm gelé en dedans, comme fané, on peut découvrir la trace de nos rires dans les recoins ombragés de sa démence. On a apprit à faire descendre la lune, à capturer ses rayons pour les façonner à notre volonté. On offre autant qu'on prend. On sacrifie autant qu'on sauve. Un jour, on a décidé, comme ça, de ne plus garder notre monde pour nous. Leur rendre un peu du rêve dont la nature nous a fait les seuls gardiens. Ils sont si tristes.



Plus d'étranges lueurs qui survolent la Terre
Et si les étoiles filantes se font menaçantes
On ira trancher les fils qui les retiennent
Pour repeindre l'espace en terre de ciel.
# Posté le mercredi 27 décembre 2006 09:42

How good it feels to finaly forget you.

How good it feels to finaly forget you.
Je me rends compte de plusieurs choses. J'y vois un peu plus clair. Je ne pourrai pas tenir la distance sans jamais choisir, un jour il me faudra faire un choix. Mais je continue, j'attend, j'y arrive, parce-que c'est mon intuition. Tais-toi. Shut. Pas encore. Attend.


Je
pars demain matin en Gironde, mais ca n'a aucune importance. La seule envie qui me prend le ventre c'est d'arriver en Ardèche. Je ne sais pas quand. Ni comment. Mais en fait c'est dans la continuité de d'habitude. Bordel, bordel, impro. Je vais arrêter de me prendre la tête avec des tonnes d'histoires qui en fait ne me concernent plus parce-que je l'ai décidé. Nous ferons alors ce que nous ferons, et eux ce qu'ils veulent. Ils penseront même ce qu'ils veulent, tantpis. Passer mon temps entre la combine et la justification, entre le plan à demi enterré et la défense, ca n'a jamais été mon truc, alors stop. Et merde. Merde merde triple merde.


Je veux revoir Mawine. Céc. Tiphaine. Je veux faire des soirée tous ensembles. Je veux pouvoir emmerder Ringo cette saleté. Je crois même que pour un peu il me manque d'entendre les suppliques appliquées de Rose : "maaaaiiiiiis". Quoiqu'en fait non. Pas sur. Je veux voir Léa et Doudou, revoir Zaz et nous marrer en nous répétant : ET SOUVENT J'AI PLEURé... Je veux me péter la tête, parce-que ca fait longtemps. Trop longtemps. Je veux me remplir un peu parce-qu'ici au fond si tout est plutôt calme rien n'est facile. Comme le disait Hugo :


Au milieu de la tempête et du bruit.
La clarté reparaît grandie.




Je ne me prend pas pour le centre du monde, non. Pas de Me, I, and Myself. En fait il n'y a pas grand monde qui sait passer outre le reflet.
# Posté le vendredi 22 décembre 2006 03:23
Modifié le vendredi 22 décembre 2006 10:04

Sur les chemins de ma bohème.

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Parfois. D'un coup. Tu sais pas vraiment comment ni pourquoi.
Un gros éclat de lumière viens t'écraser les yeux.

Iridescence de fée-abajour.


On m'a chouravé ma guitare.
Un vieil homme m'a donné la sienne.
Et m'a raconté ses histoires.

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Sur les chemins de ma bohème.
# Posté le dimanche 17 décembre 2006 11:57

Dialogue dub, now here's the rub!

Dialogue dub, now here's the rub!
DIALOGUE DUB,
NOW HERE'S THE RUB


Au coin d'une rue, il y avait une terasse, aurait chanté Yann Tiersen. Et puis il aurait parlé de café, de thé, et de sucre à côté. Et moi je serai resté comme une larme, un poison létal et doucereux, accroché à son archet. Bientôt je l'aurai aussi. Bientôt.
En attendant il y a toujours des choses qui me font plaisir. Des moments tout bêtes, et ces longues après-midi à ne rien faire parce-qu'on est malade. Se blottir dans son pull col-roulé, assis sur son lit, et prendre ses genoux dans ses bras. Le soleil se cache un peu et la pluie tombe. Il y a du piano qui résonne comme un sursaut de mélodie dans l'harmonie du monde, une maille qui se déplie, et qui reprendra tôt ou tard sa place. Et on se dit que si un cameraman passait dans le coin, il filmerai, obligatoirement, tellement la scène est belle et intimiste. Il y a toujours ces trucs que j'adore faire avec les gens qui me mettent en confiance ou tout seul. Comme quand j'ai courru dans la neige pendant une heure en virevoltant et en me jetant partout. Y'avait ces gens à leurs fenêtres qui voyaient passer un fou. Et moi qui voyait passer des minutes d'extase. Ou quand avec Lulu nous nous étions jetés dans ces paquets de neige d'un mètre depuis cette vieille ruine. Féerie. Nos anges dans le sol. Nos jeux d'enfant. Ce genre d'après midi, dans les bois, c'est tellement beau qu'on s'en souvient toujours. Et puis il y a Fevrier qui se met en place. Ils feront comme ils veulent. Mais ce sera bien. Des questions qui trottent, comme ca. Est-ce que tout est toujours compliqué, où est-ce que je complique tout? J'crois que je m'en fouuuus. J'ai des projets. Encore. Je vais avoir du travail pour ce concours. Mais j'ai confiance en moi. Pas trop. Pas tout le temps. Mais il y a un socle solide qui fait que je sais à peu près ce que je vaux. Comme un zeste de lumière au dessus de l'étendue d'eau. Je fais toujours des rêves bizarres. On me prend pour un fantoche ou pour un arlequin.


DIALOGUE DOW,
NOW HERE'S THE RUB!
# Posté le dimanche 10 décembre 2006 07:05
Modifié le dimanche 10 décembre 2006 07:39